Produits structurés

Produits structurés

Pourquoi investir dans ce placement ?

Afin de diversifier le patrimoine ou d’essayer de contrer la volatilité des marchés financiers, de plus en plus d’épargnants optent pour la souscription de produits structurés.

Pour quelles raisons un épargnant devrait-il investir dans un produit structuré ?

Le produit structuré, reposant sur une formule de calcul complexe, est une solution d’investissement permettant la diversification du patrimoine. A mi-chemin entre le fonds euro et les unités de compte, il permet d’aller chercher un rendement intéressant sur les marchés financiers tout en profitant d’une protection du capital investi.

Fonctionnement

Principe

Lors de la souscription d’un produit structuré, les modalités suivantes sont connues à l’avance :

  • le rendement : il est exprimé en pourcentage du capital investi et correspond à des gains versés périodiquement ou à terme ;
  • la maturité : la durée de vie maximale du produit, en général 10 ou 12 ans ;
  • la périodicité des dates d’observation : trimestrielle, semestrielle ou annuelle ;
  • le sous-jacent, souvent appelé l’indice : un indice de référence composé d’un portefeuille d’actions qui se doit d’être suffisamment diversifié ;
  • la barrière de protection et/ou de versement des coupons : exprimées en pourcentage, ces barrières permettent de constater un niveau de baisse de l’indice de référence.

Dans le cadre de cet investissement, les gains, appelés coupons, sont conditionnés à l’évolution d’un sous-jacent constatée à des dates d’observation périodiques.

A chaque date d’observation, l’investisseur a la possibilité de récupérer le capital investi au départ si le niveau de l’indice de référence est stable ou en hausse par rapport à son niveau initial. Le niveau initial, le strike, est constaté à la date de lancement du produit.

A la date d’échéance du placement, si l’investisseur n’a pas récupéré son capital investi à l’une des dates d’observation, il conviendra de constater une dernière fois le niveau du sous-jacent. L’investisseur se verra alors recevoir un capital dont le montant dépendra de deux éléments : l’évolution de l’indice et le niveau de la barrière de protection. En général, trois scénarios sont possibles :

  • si l’indice est stable ou en hausse : l’investisseur récupère son capital initial majoré des gains indiqués lors de la souscription ;
  • si l’indice n’enregistre pas une baisse supérieure à la barrière de protection : l’investisseur récupère uniquement son capital initial ;
  • si l’indice enregistre une baisse supérieure à la barrière de protection : l’investisseur récupère son capital diminué de la performance finale de l’indice.

Exemple :

Un investisseur a versé 1 000 € sur un produit structuré dont la barrière de protection est de – 40% et la maturité 10 ans. A la date de lancement du produit, le niveau de l’indice était de 100.

Observation : une barrière de protection à – 40% correspond dans ce cas à une valeur de l’indice à 60.

Pendant la vie du produit, l’indice n’est jamais passé au-delà de 100 à une des dates de constatation. Au bout de 10 ans, à la dernière date de constatation, nous comparons donc une dernière fois le niveau de l’indice à son niveau initial :

  • hypothèse 1 : l’indice est à 101 (stable ou en hausse)

L’épargnant récupère l’intégralité de la somme qu’il a versée au départ (1 000 €) + les gains prévus lors de la souscription.

  • hypothèse 2 : l’indice est à 77 (baisse, mais pas au-delà de – 40%)

L’épargnant récupère l’intégralité de la somme qu’il a versée au départ (1 000 €).

  • hypothèse 3 : l’indice est à 55 (baisse supérieure à – 40%)

L’épargnant récupère la somme qu’il a versée au départ, diminuée de la performance finale de l’indice (1 000 € – 45 % = 550 €).

Plusieurs typologies de produits structurés

La plupart des produits structurés à destination des particuliers sont des « autocalls« . Il s’agit de produits qui prévoient un remboursement automatique en fonction de l’évolution des marchés financiers.

Les produits autocalls peuvent être classés en deux sous-catégories :

  • les « Athéna » : le versement des coupons conditionnels s’effectue à l’échéance ;
  • les « Phoenix » : le versement de coupons conditionnels s’effectue à chaque date d’observation. Dans ce cas, il existe une barrière de versement de coupons qui prévoit le niveau en dessous duquel les coupons ne seront pas versés.

Exemple :

Si la barrière est de – 30 %, le coupon conditionnel ne sera pas versé si l’indice de référence a baissé de plus de 30 % à une des dates de constatation. 

Un effet mémoire peut également être prévu. Dans ce cas, le coupon non versé en raison du niveau de l’indice, le sera dès lors que ce dernier passera au-delà de la barrière.

Avantages et limites

Avantages

  • les conditions et modalités sont prédéfinies ;
  • l’investisseur bénéficie d’une protection du capital et d’un couple rendement/risque intéressant ;
  • plusieurs canaux de souscription sont possibles : en direct, assurance-vie, compte-titres, PEA, PER ;
  • l’investisseur peut récupérer son capital majoré de gain à court terme si l’indice dépasse rapidement son niveau initial à une des dates d’observation.

Limites

  • le produit présente certains risques : perte en capital à l’échéance et défaut de paiement de l’émetteur notamment ;
  • des frais en cas de rachat avant l’échéance peuvent être appliqués ;
  • le rendement est ferme et plafonné, ce qui signifie que l’investisseur ne profite pas réellement de la performance finale du sous-jacent ;
  • l’investisseur connaît la durée maximale du produit mais ne sait pas réellement combien de temps va être investie son épargne.

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